La Perle de Tahiti, joyau des lagons polynésiens

22 Mai 2012

La Perle noire ou Perle de Tahiti fait rêver toute femme tant elle dégage quelque chose d’intense et d’impétueux… Renommée pour sa beauté et sa rareté, les perles noires ont fait rêver des générations entières. Aujourd’hui cultivée localement, sa qualité et son identité ont su être maintenues : la qualité continue de primer sur la quantité.

 

La perle noire, mystérieuse et envoutante

 

Les lagons azurs des archipels de la Polynésie française abritent un animal très particulier et très convoité appelé « Parau » qui signifie littéralement « feuilles de pierre ». Il s’agit de la fameuse huître aux lèvres noires qui donnent la perle de Tahiti. Cette gemme a une histoire et une symbolique très particulière, aussi bien dans la culture polynésienne que dans notre imaginaire européen.

 

Les légendes polynésiennes racontent qu’Oro, le dieu polynésien de la paix et de la fertilité descendit sur Terre sur un arc-en-ciel pour offrir aux hommes une variété d’huître singulière. « Te ufi » est le nom donné à cette huître qui sécrète de la nacre de couleur grise à noire. En signe d’amour, Oro offrit la perle issue de cette huître à la belle princesse de Bora Bora. Portée par les plus illustres familles royales, cette perle est devenue la « Perle des Reines » voire la « Reine des Perles ».

 

De nos jours, cette perle symbolise l’exotisme, la sensualité et l’élégance. La perle de Tahiti a depuis longtemps conquis l’Europe : Jean Paul Gauthier, Karl Lagerfeld ou encore le mannequin Kate Moss l’ont à de multiples reprises portée ou utilisée lors de collections. Cette perle profite d’un magnétisme discret mais intriguant.

 

La culture de la perle de Tahiti : entre artisanat et productivité

 

Les perles de Tahiti restent rares, on ne peut en effet les multiplier ou les produire en chaîne. Contrairement au caviar par exemple où l’on n’hésite plus à faire des cultures intensives d’esturgeons. Le processus de fabrication des perles est long (près de 2 ans) et ne donne pas de résultats systématiques : il peut ne pas y avoir de perles ou elle peut avoir un défaut.

 

Néanmoins il est possible d’accroître significativement la production de perles grâce à l’intervention humaine et aux fermes perlières. Au fil des ans, l’homme est ainsi devenu le principal acteur de cette fusion inouïe entre l’animal et le minéral. Les premières tentatives de ce qui allait devenir la perliculture datent de 1961 et ont été menées dans le lagon de Bora Bora. Dès la première récolte en 1963, il est apparu que les résultats étaient satisfaisants ce qui a déclenché l’implantation d’autres fermes perlières dans les îles avoisinantes  (Manihi, Marutea…).

 

Cette culture reste très délicate tant l’espèce est fragile. Les hommes doivent en effet capter les jeunes huîtres perlières et leur faire une « greffe perlière », cela consiste à reproduire le processus naturel de formation de la perle. Après 2 ans, on estime que sur 100 huîtres, 30 perles se seront formés et seules une ou deux seront parfaites.

 

Des déclinaisons infinies mais une identité unique

 

On imagine aisément que le succès de la perle noire attise les convoitises. C’est pourquoi la perle noire est aujourd’hui un produit reconnu par la Confédération Internationale de la Bijouterie, de la Joaillerie et de l’Orfèvrerie (CIBJO). Toutes les perles ne peuvent donc avoir cette certification afin de garantir la qualité et l’authenticité des perles noires que l’on peut trouver dans le commerce.

 

Pour être certifiées, elles doivent être originaires de Polynésie française, issues de l’huître perlière Pinctada Margaritifera et présenter une couche perlière continue sur au moins 80% de sa surface. Il ne faut néanmoins pas croire que la perle ronde et d’un noir de jais est la seule et unique perle de Tahiti. Ces perles ont en effet une grande diversité de formes (rondes, en forme de goutte ou striées), de diamètres, de qualités (qualité allant de A à D) et de multiples nuances de couleurs naturelles allant du gris clair au noir anthracite.

 

Chaque perle est unique et cela rend ces gemmes encore plus précieuses. Il est par contre difficile de faire des duos, avoir des boucles d’oreille homogènes en perles noires se révèlent donc bien difficile ! On retrouve également des tendances suivant les périodes : les perles plus ou moins noires ou plus ou moins grosses sont favorisées à telle ou telle période. Néanmoins, les perles rondes de gros diamètre restent les plus prisées. C’est également une caractéristique des perles de Tahiti : elles s’adaptent à tous les styles avec leur nombre infini de taille, de forme et de couleur.

 

Au Cœur du Voyage vous fait découvrir la Polynésie française comme vous ne l’avez jamais vue et vous propose des séjours à la carte sur ces îles mystérieuses.