Sri Lanka ou l’île du thé

18 Mars 2013

Le Sri Lanka, précédemment appelé Ceylan, n’était pas pressenti pour devenir l’un des plus gros producteurs mondiaux de thé. Originellement implanté par les Anglais, le Sri Lanka produit près de 300 000 tonnes de thé par an. C’est maintenant presque un emblème pour le Sri Lanka et cette plante dessine aujourd’hui les contours de lieux comme Nuwara Eliya.

 

Le Sri Lanka produit du thé depuis le XIXe siècle. Les Anglais, lors de la colonisation, veulent remplacer la culture du café qui a été détruite par un virus et importent ainsi du thé. Devenu le 3e producteur mondial, le Sri Lanka exporte aujourd’hui près de 95% de sa production. Ce thé plus connu sous le nom de « thé de Ceylan » est reconnaissable grâce à sa couleur cuivrée et son parfum vif et piquant.

 

D’où vient ce thé sri lankais ?

 

Six régions du Sri Lanka possèdent l’essentiel des plantations de thé. Près de 210 000 hectares sont ainsi cultivés. Les six régions concernées sont celles de Galle, Ratnapura, Kandy, Nuwara Eliya, Dimbula et Uva. Le climat au Sri Lanka est contrasté avec une double mousson. De ce fait, les saisons et les récoltes sont différentes d’une région à l’autre. Chaque zone a donc un thé particulier.

 

La région de Nuwara Eliya est une région d’altitude peu touchée par la moisson. Les récoltes se font de février à avril et le thé est de couleur bronze et donne une liqueur dont l’arôme fait penser au Jasmin. La région d’Uva, elle, a des saisons de vents secs, ce qui donne un thé à infusion cuivrée au goût aromatique. Ce thé est l’un des moins corsés du Sri Lanka.

 

La région de Dimbula est touchée par la mousson du mois de juin à septembre. Les récoltes se font donc de janvier à mi-mars. Dans cette zone, le thé est corsé avec une infusion claire et une liqueur foncée. La région de Kandy est une région de basse altitude ce qui donne un thé de bonne qualité et corsé. La région de Galle, elle, produit un thé avec un arôme fort et long en bouche.

 

Trois altitudes, trois qualités de thé

 

L’altitude des plantations influe beaucoup sur le goût du thé. Il existe trois altitudes au Sri Lanka donc trois thés différents. Il y a les thés dit de basse terres, appelés aussi low-grown, de 0 à 600 mètres d’altitude, les thés de plateau, les médium-grown de 600 à 1300 mètres et les thés des hauteurs, les high-grown plantés à plus de 1300 mètres. Les thés high-grown sont considérés comme les meilleurs thés au Sri Lanka. Ils sont aromatiques et clairs en tasse, les deux autres sont plus charpentés et plus foncés.

 

Les thés des hauteurs sont récoltés de juin à septembre. Ce sont les plus réputés de l’île. Concernant la dégustation, les feuilles sèches sont de couleur brun-rouge avec un goût boisé et épicé. Lors de l’infusion, ils sont fruités-miellés. Les thés low-grown, eux, sont récoltés de mai à septembre et sont beaucoup moins puissants mais plus aromatiques. Les feuilles sèches ont un parfum plutôt fruité et miellé et en infusion, plutôt boisé et fruité (pomme).

 

Les cueilleuses du thé sri lankais

 

Si l’altitude a des vertus sur le thé, la délicatesse de la cueillette est extrêmement importante. Le thé au Sri Lanka est cueilli essentiellement à la main par des femmes, généralement tamoules. Ces cueilleuses en sari de couleur forment des points de couleurs dans une vaste nature verte.

 

L’objectif de ces femmes est de cueillir 20 kg de thé par jour. Une charge de travail conséquente quand on voit l’épaisseur d’une feuille de thé. Cependant, elles accordent du temps aux touristes de passage. Elles répondent aux questions et leur expliquent comment et quelles feuilles choisir.

 

Le Sri Lanka produit aujourd’hui l’une des meilleures variétés de thé au monde. Le Sri Lanka a encore d’autres merveilles à vous faire découvrir. Au Cœur du Voyage est là pour vous aider à trouver votre séjour idéal.