Un safari en Tanzanie

25 Juin 2018

Organiser soi-même un safari en Tanzanie n’est pas une mince à faire. Il faut penser à des détails que seuls les conseillers en voyage peuvent en avoir la certitude grâce à leur multitude de contacts. Il en est ainsi du droit d’entrée dans les parcs en vigueur, tours opérateurs agréés, agences de location de véhicules fiables et bien d’autres encore.

 

Pour que vous passiez des vacances réussies en Tanzanie ainsi qu’une préparation sans stress ni perte de temps pour votre safari animalier ou randonnée dans les parcs, voici un petit guide.    

 

1. Contacter un tour-opérateur

 

Si vous ne comptez pas visiter les parcs avec votre propre véhicule ou ceux du parc destinés à la location, faire appel à un tour-opérateur est sans aucun doute la meilleure solution. L’agence s’occupera de tout : mise à disposition d’un véhicule de safari, bateau ou canoë, porteur et cuisinier en cas de randonnées, un chauffeur-guide ou un guide armé pour les safaris animaliers, les droits d’entrée dans le parc et le carburant.

 

Dans tous les cas, il est vivement conseillé de réserver et de régler votre safari en Tanzanie à l’avance. La réservation sur place n’est jamais sans inconvénient à savoir : une majoration pouvant atteindre les 10 % en haute saison ou encore des rabatteurs professionnels avec une approche plutôt agressive.

 

Les principales villes où l’on retrouve les tours opérateurs très prisés se trouvent à Arusha pour un safari dans les parcs du Nord, Dar es Salam pour les parcs du Sud, Mwanza pour un safari à l’ouest de Serengeti. La majorité des voyageurs indépendants et à budget limité organisent leurs safaris dans les parcs de Gombe et des monts Mahale depuis Kigoma.

 

2. Connaitre le coût d’un safari selon vos envies

 

Un safari petit budget avec une agence agréée coûte entre 130 et 175 € par jour pour une personne. Un safari économique signifie que vous logerez en tente hors du parc ou dans une pension financièrement abordable. Les visites se font en groupe et les repas sont à la charge du tour-opérateur. À noter que vous aurez droit à une bouteille d’eau par jour. Emmenez donc vos boissons avec vous. C’est une denrée chère dans le parc et les alentours. En basse saison, les tarifs mentionnés précédemment avoisinent ceux proposés par les lodges.

 

Les safaris en lodge de prestations moyennes coûtent environ 175 à 260 € par personne et par jour. Vous logerez dans un lodge et dînerez dans un restaurant. Pour éviter tous les inconvénients d’un voyage organisé, renseignez-vous à l’avance sur le nombre de participants au safari. C’est ce dernier critère qui distingue une bonne agence de voyages.

 

Qui ne rêverait pas d’un safari de luxe ? Douche chaude, lodge ou campement itinérant privé, tente de luxe, cuisine raffinée, du personnel au petit soin et une intimité préservée… Le rêve pour un naturiste ou un amoureux du bush tanzanien. Comptez entre 206 à 520 € par personne pour une journée de safari authentique.

 

3. Se référer à la saison touristique

 

Votre départ pour un safari en Tanzanie dépend essentiellement du climat et du parc que vous choisirez. La saison de pluie est comprise entre novembre et février dans les parcs du Nord et du Centre ; de juillet à fin septembre pour le reste du pays.

 

L’accès sur certains parcs reste, en effet, difficile, voire impossible, en saison sèche. C’est le cas du parc de Katavi où les buffles, les éléphants et nombreux autres animaux se bousculent vers les seuls coins d’eau non asséchés. Notez aussi que la majorité des campements et lodges ne sont pas ouverts en saison de pluie notamment en avril et mai pour la réserve de Selous et les parcs de l’Ouest.

 

Tarangire est plus intéressante en saison sèche. Les animaux se rassemblent là où il y a moins de feuillage et de coins d’eau. Ce qui favorise leur observation.

 

Le parc national de Serengeti se découvre, en revanche, en saison de pluie. C’est le meilleur moment pour observer un grand nombre de prédateurs et de proie comme les zèbres et les gnous. La grande migration des gnous se déroule, d’ailleurs, en cette période. Il est difficile de prévoir cet événement à l'avance, car cela change constamment au fil des années.

 

4. Connaitre les différents types de safaris proposés

 

Les safaris motorisés sont les plus prisés dans les parcs tanzaniens. Dans les parcs du Nord, la règlementation en vigueur impose les visites en véhicule « fermé » ; c'est-à-dire avec des portières et des vitres. L’ouverture sur le toit permet toutefois au visiteur de mieux apprécier la vue et d’immortaliser les moments avec leurs appareils photo ou caméras. Les véhicules ouverts ne sont autorisés que dans certains parcs du Sud, dans les réserves naturelles de Selous et le parc national de Katavi. Pour mieux profiter de la visite, préférez les véhicules avec moins de passagers. Des safaris de nuit sont proposés dans le parc national du lac Manyara, dans le parc national de Tarangire et ses environs ou encore sur l’île de Rubondo.

 

Les safaris à pied se déroulent à une distance modérée. Cela se traduit par une à deux heures de marche en demi-journée dans la réserve de Selous, les parcs nationaux de Serengeti, Tarangire, Arusha, Ruaha, Katavi,  Mikumi et celui du lac Manyara. Il est, également, possible d’opter pour un trek sur le parc des monts Mahale, de Gombe et d’Udzungwa, mais aussi sur celui du Kilimandjaro.

 

Les safaris en bateau se déroulent sur le fleuve Rufiji et Wami tandis que pour l’option canoë, il faut se rendre sur les lacs Momella et Manyara.

 

Se concentrer uniquement sur un safari, même dans un endroit où l’on peut rencontrer tous les animaux d’Afrique, peut être épuisant. Ça vous dirait de finir en beauté votre séjour sur les belles plages de Zanzibar ?