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La Réunion

Musique

Autrefois, les autorités considéraient les musiciens locaux avec un certain mépris (le maloya, genre musical était interdit dans certains lieux et sur l'antenne de la radio d'État jusqu'en 1981) et les Réunionnais boudaient les spectacles payants. Aujourd'hui, la musique fait partie des préoccupations des politiques et les kabars - fêtes musicales en plein air mettant notamment à l'honneur les rythmes traditionnels et la langue créole - se multiplient. Hier seulement bercée par la musique des vagues, le folklore pour touristes, les bals populaires, la variété française ou internationale, La Réunion connaît depuis quelques années une explosion musicale qui rejaillit parfois jusqu'en métropole et même au-delà. Des artistes et groupes comme Alain Peters furent les pionniers de la musique réunionnaise depuis la fin des années 1970. Dans les années 1990, un nouveau courant alors très populaire se développe, le malogué (maloya-reggae).

Patrimoine

Les cases créoles de l'île évoquent, bien sûr, les maisons antillaises mais aussi certaines demeures de La Nouvelle-Orléans (Louisiane). À La Réunion, les maisons sont appelées « cases », ou « changements d'air » pour les maisons secondaires. La tôle est très souvent utilisée en guise de toit. Ce n'est pas forcément un signe de pauvreté, en tout cas pas aux yeux des Réunionnais, sauf quand la tôle est rouillée. Malheureusement, ce patrimoine architectural souffre : usure du bois et légèreté des couvertures en ont fait la proie du temps et des cyclones. En majorité, les cases vraiment anciennes sont encore à l'abandon, leur entretien coûte cher. Certaines municipalités tentent pourtant de sauvegarder leur patrimoine historique. Cela commence à donner des résultats. Il reste des endroits merveilleux (L'Entre-Deux, Cilaos, Le Brûlé, Hell-Bourg, La-Rivière-Saint-Louis) et des rues avec des trésors cachés (Saint-Denis, Saint-Pierre). 

Gastronomie

Essentiellement créole, même si l'on trouve des restaurants indiens, chinois et bien sûr « métros ». La cuisine créole est bonne, copieuse et souvent épicée.

Comme viande, on trouve surtout des volailles (poulet en cari, canard fumé), de temps en temps du cabri, du porc ou du bœuf et parfois même du kangourou et de l'autruche dans les restaurants.En poissons et crustacés, au choix : espadon, barracuda, marlin, thon banane, grosses crevettes (les camarons) et langoustes (chères toutes les deux). À Salazie et à la rivière Langevin, truites d'élevage.

Les plats traditionnels

Le cari : la star de la table réunionnaise

 

À La Réunion, un repas traditionnel sans cari est presque impensable. Il y a le cari-poulet (le plus fréquent), le cari-poisson, le cari-zourites, le cari-langouste, etc. En fait, on met quasiment ce qu'on veut dedans ! Car le cari est une préparation : dans une cocotte en fonte (règle impérative), saisir la viande ou le poisson, faire réduire des tomates et ajouter épices, ail et oignon, puis laisser mijoter. Il existe des variantes. L'accompagnement est tout aussi important : du riz et des petits bols remplis l'un de grains (légumes secs en sauce, généralement lentilles ou pois), l'autre de brèdes (feuilles de certaines plantes, malheureusement de moins en moins servies), sans oublier les rougails (condiments en principe très pimentés).

 

Manger le cari répond à tout un cérémonial : se servir en premier du riz, sur lequel on dispose les grains, puis la viande ou le poisson (ou autre) et enfin les condiments. Ne pas mélanger le tout ! D'autres plats ressemblent beaucoup au cari et sont aussi très fréquents : c'est le cas du massalé (mélange d'épices) et du boucané (manière de préparer certaines viandes), mais surtout du rougail.*Le rougail : préparation quasiment identique à celle du cari, à la différence près que la cuisson des épices, oignons, etc., se fait à feu vif et qu'il n'y a pas de curcuma. Le rougail que vous trouverez le plus fréquemment dans les restaurants est le rougail-saucisse. Il existe d'autres variantes. Le rougail-tomate est le plus connu, mais le rougail-mangue mérite aussi d'être goûté. Le rougail-tomate arbuste est un délice.

 

Les civets

 

Les réunionnais cuisinent beaucoup de civets ; civet coq, civet zourites, civet canard.

 

Le pâté créole

 

Le pâté créole est aux réunionnais ce que la dinde aux marrons est aux habitants de la métropole, un plat des grandes occasions. Ce pâté se présente sous forme de tourte, avec une pâte brisée ou briochée, et comme garniture une farce de poulet ou de porc agrémentée d'épices, de tomates, d'oignon, d'ail... et d'une goutte de vermouth.

 

Le déroulement du repas

 
Enfin, précisons que le vrai repas créole se contente d'un plat. Il n'y a ni entrée, ni dessert. Mais cette tradition n'est guère respectée dans les tables d'hôtes où l'on sert parfois deux gratins en entrée et un dessert maison, genre gâteau de patate douce (un délice) ou de différentes saveurs : coco, banane, maïs, manioc, haricot (avec des fèves), carotte, goyaviers, etc.Au restaurant, un cari vous rassasiera largement.
 

Les fruits

 
Les marchés débordent de fruits. Outre les ananas, les mangues, les avocats, les bananes, les cocos et les pêches, on trouve une ribambelle de fruits tropicaux. Paradoxalement, les restaurants en servent peu. Allez sur les marchés !

 

Les boissons

 
On trouve des vins français de bonne qualité à prix corrects dans les grandes surfaces, mais puisque vous êtes dans l'océan Indien, ce sera peut-être l'occasion de goûter aux vins sud-africains, souvent de très bonne qualité. On trouve à La Réunion une grande variété de bières d'importation (dont la Phoenix de l'île Maurice), mais les vedettes incontestées sont la Bourbon, appelée Dodo, et la Fischer, toutes deux brassées sur place.
La région de Cilaos, dans l'intérieur, produit les seuls vins de La Réunion. Le vin Isabelle, très sucré, se prend en apéritif. Cilaos est par ailleurs bien connue dans l'île pour sa production d'eau pétillante. Cependant, la vraie boisson « nationale » est le rhum, omniprésent.

 

Le rhum

 
Les insulaires ne se sont pas contentés de fabriquer du sucre avec la canne. Ils produisent aussi énormément de rhum. Mais la qualité diffère selon la matière première utilisée, le jus de canne (rhum agricole et vieux rhum) ou la mélasse (rhum dit traditionnel). Attention au rhum maturé (moins de 3 ans) : léger en apparence mais redoutable... Avec le rhum, on peut confectionner des rhums arrangés, des punchs (avec jus de fruits et épices) ou des cocktails. N'oubliez pas de goûter au café-vanille. On trouve dans les supermarchés des bouteilles « Pause Café », qui sont en fait des punchs café-vanille au goût de liqueur de café. À La Réunion, « arranger » le rhum est un sport national. C'est un mélange de rhum traditionnel et de beaux fruits qu'on laisse macérer de 6 mois à 2 ans avec le faham, une orchidée sauvage. Un peu comme les eaux-de-vie de nos campagnes. Tous les fruits tropicaux de La Réunion servent à faire des rhums arrangés qui portent bien leur nom : rhum-coco, rhum-vanille, rhum-ananas.
 

Coutumes

La pêche aux bichiques (d'octobre à mars)

 
Les bichiques sont des petits alevins de la forme d'une anguille. Ils naissent en mer, et pondent leurs œufs à l'embouchure des rivières. C'est là que les pêcheurs les guettent et les capturent avant qu'ils n'aient eu le temps de pondre (triste !).

La « batay-coqs » : comme aux Antilles, les combats de coqs, importés d'Afrique par les esclaves, constituent une tradition ancestrale de l'île.

Le combat est gagné par celui qui parviendra à mettre la crête de son adversaire à terre. Le match peut durer 2h. Les spectateurs font d'importants paris, en principe interdits par la loi.

 

La chasse aux larves de guêpes

 
Chaque année, en mars et avril, des centaines de chasseurs courent après les nids de guêpes. Ils grimpent aux arbres, observent les lieux, et sortent leur arsenal de braconnier. Ils enroulent un chiffon autour d'une canne desséchée, et y mettent le feu. La fumée dégagée écarte momentanément les guêpes de leur nid, ce qui permet aux chasseurs de s'emparer des larves. Cette activité rapporte pas mal aux chasseurs mais elle n'est pas sans danger.

 

Le Jacquot malabar

 
Danseur de religion malbar qui se produit au début de l'année, en l'honneur de son dieu, Hanuman. Son corps est recouvert de peinture à l'huile de toutes les couleurs. Il fait peur en parcourant les rues de son quartier. Si un badaud lui lance une pièce de monnaie, il doit la saisir avec sa bouche pour la déposer dans sa cagnotte.

 

La batay kréol ou moringue

 
D'origine afro-malgache, cet art guerrier, pratiqué au son des percussions et des tambours, met en scène des combattants dont les gestes et les mouvements ancestraux évoquent à la fois la danse et les arts martiaux.
 

Artisanat

Longtemps l'artisanat réunionnais a été mal connu des touristes qui ne savaient où se rendre pour acheter les objets souvenirs et les cadeaux à rapporter. Depuis quelques années avec la professionnalisation de l'artisanat de souvenir, de l'agro-alimentaire et de l'artisanat d'art, les lieux de ventes se sont multipliés et organisés. Outre l'artisanat touristique traditionnel, certains objets fabriqués à La Réunion sont assez rares : ceux élaborés à partir d'écailles de tortue (bijoux, boîtes et plumiers laqués avec inclusions d'écailles) et de cuirs marins (galuchat). On trouvera aussi des objets utilitaires originaux réalisés grâce au tissage de fibres végétales, des produits agro-alimentaires autant salés que sucrés, sans oublier la vanille. L’artisanat traditionnel se perpétue surtout à travers le tressage des feuilles de vacoa, arbre de bord de mer, recyclées en sacs et paniers...
  • Les huiles essentielles (géranium, vétiver…) distillées dans l’île font d’excellents parfums d’ambiance et d’hygiène.
  • Textile : la création réunionnaise s’exprime également sur le textile. Plusieurs marques locales de tee-shirts et de tenues de plage proposent des articles de qualité, très tendance et souvent plein d’humour.

Littérature

Un détour par les rayons « livres », « musique » et « vidéo » vous permettra de découvrir les talents insulaires. Les romanciers réunionnais les plus lus (Axel Gauvin, Daniel Vaxelaire...) publient pour l'essentiel en français. Pour les plus jeunes, l'édition pour enfants est en plein essor. Au rayon bande dessinée, la production réunionnaise est de qualité. Par ailleurs, les premières aventures de Tintin et Astérix ont été récemment traduites en créole réunionnais !

Culture

Musique

Autrefois, les autorités considéraient les musiciens locaux avec un certain mépris (le maloya, genre musical était interdit dans certains lieux et sur l'antenne de la radio d'État jusqu'en 1981) et les Réunionnais boudaient les spectacles payants. Aujourd'hui, la musique fait partie des préoccupations des politiques et les kabars - fêtes musicales en plein air mettant notamment à l'honneur les rythmes traditionnels et la langue créole - se multiplient. Hier seulement bercée par la musique des vagues, le folklore pour touristes, les bals populaires, la variété française ou internationale, La Réunion connaît depuis quelques années une explosion musicale qui rejaillit parfois jusqu'en métropole et même au-delà. Des artistes et groupes comme Alain Peters furent les pionniers de la musique réunionnaise depuis la fin des années 1970. Dans les années 1990, un nouveau courant alors très populaire se développe, le malogué (maloya-reggae).

Patrimoine

Les cases créoles de l'île évoquent, bien sûr, les maisons antillaises mais aussi certaines demeures de La Nouvelle-Orléans (Louisiane). À La Réunion, les maisons sont appelées « cases », ou « changements d'air » pour les maisons secondaires. La tôle est très souvent utilisée en guise de toit. Ce n'est pas forcément un signe de pauvreté, en tout cas pas aux yeux des Réunionnais, sauf quand la tôle est rouillée. Malheureusement, ce patrimoine architectural souffre : usure du bois et légèreté des couvertures en ont fait la proie du temps et des cyclones. En majorité, les cases vraiment anciennes sont encore à l'abandon, leur entretien coûte cher. Certaines municipalités tentent pourtant de sauvegarder leur patrimoine historique. Cela commence à donner des résultats. Il reste des endroits merveilleux (L'Entre-Deux, Cilaos, Le Brûlé, Hell-Bourg, La-Rivière-Saint-Louis) et des rues avec des trésors cachés (Saint-Denis, Saint-Pierre). 

Gastronomie

Essentiellement créole, même si l'on trouve des restaurants indiens, chinois et bien sûr « métros ». La cuisine créole est bonne, copieuse et souvent épicée.

Comme viande, on trouve surtout des volailles (poulet en cari, canard fumé), de temps en temps du cabri, du porc ou du bœuf et parfois même du kangourou et de l'autruche dans les restaurants.En poissons et crustacés, au choix : espadon, barracuda, marlin, thon banane, grosses crevettes (les camarons) et langoustes (chères toutes les deux). À Salazie et à la rivière Langevin, truites d'élevage.

Les plats traditionnels

Le cari : la star de la table réunionnaise

 

À La Réunion, un repas traditionnel sans cari est presque impensable. Il y a le cari-poulet (le plus fréquent), le cari-poisson, le cari-zourites, le cari-langouste, etc. En fait, on met quasiment ce qu'on veut dedans ! Car le cari est une préparation : dans une cocotte en fonte (règle impérative), saisir la viande ou le poisson, faire réduire des tomates et ajouter épices, ail et oignon, puis laisser mijoter. Il existe des variantes. L'accompagnement est tout aussi important : du riz et des petits bols remplis l'un de grains (légumes secs en sauce, généralement lentilles ou pois), l'autre de brèdes (feuilles de certaines plantes, malheureusement de moins en moins servies), sans oublier les rougails (condiments en principe très pimentés).

 

Manger le cari répond à tout un cérémonial : se servir en premier du riz, sur lequel on dispose les grains, puis la viande ou le poisson (ou autre) et enfin les condiments. Ne pas mélanger le tout ! D'autres plats ressemblent beaucoup au cari et sont aussi très fréquents : c'est le cas du massalé (mélange d'épices) et du boucané (manière de préparer certaines viandes), mais surtout du rougail.*Le rougail : préparation quasiment identique à celle du cari, à la différence près que la cuisson des épices, oignons, etc., se fait à feu vif et qu'il n'y a pas de curcuma. Le rougail que vous trouverez le plus fréquemment dans les restaurants est le rougail-saucisse. Il existe d'autres variantes. Le rougail-tomate est le plus connu, mais le rougail-mangue mérite aussi d'être goûté. Le rougail-tomate arbuste est un délice.

 

Les civets

 

Les réunionnais cuisinent beaucoup de civets ; civet coq, civet zourites, civet canard.

 

Le pâté créole

 

Le pâté créole est aux réunionnais ce que la dinde aux marrons est aux habitants de la métropole, un plat des grandes occasions. Ce pâté se présente sous forme de tourte, avec une pâte brisée ou briochée, et comme garniture une farce de poulet ou de porc agrémentée d'épices, de tomates, d'oignon, d'ail... et d'une goutte de vermouth.

 

Le déroulement du repas

 
Enfin, précisons que le vrai repas créole se contente d'un plat. Il n'y a ni entrée, ni dessert. Mais cette tradition n'est guère respectée dans les tables d'hôtes où l'on sert parfois deux gratins en entrée et un dessert maison, genre gâteau de patate douce (un délice) ou de différentes saveurs : coco, banane, maïs, manioc, haricot (avec des fèves), carotte, goyaviers, etc.Au restaurant, un cari vous rassasiera largement.
 

Les fruits

 
Les marchés débordent de fruits. Outre les ananas, les mangues, les avocats, les bananes, les cocos et les pêches, on trouve une ribambelle de fruits tropicaux. Paradoxalement, les restaurants en servent peu. Allez sur les marchés !

 

Les boissons

 
On trouve des vins français de bonne qualité à prix corrects dans les grandes surfaces, mais puisque vous êtes dans l'océan Indien, ce sera peut-être l'occasion de goûter aux vins sud-africains, souvent de très bonne qualité. On trouve à La Réunion une grande variété de bières d'importation (dont la Phoenix de l'île Maurice), mais les vedettes incontestées sont la Bourbon, appelée Dodo, et la Fischer, toutes deux brassées sur place.
La région de Cilaos, dans l'intérieur, produit les seuls vins de La Réunion. Le vin Isabelle, très sucré, se prend en apéritif. Cilaos est par ailleurs bien connue dans l'île pour sa production d'eau pétillante. Cependant, la vraie boisson « nationale » est le rhum, omniprésent.

 

Le rhum

 
Les insulaires ne se sont pas contentés de fabriquer du sucre avec la canne. Ils produisent aussi énormément de rhum. Mais la qualité diffère selon la matière première utilisée, le jus de canne (rhum agricole et vieux rhum) ou la mélasse (rhum dit traditionnel). Attention au rhum maturé (moins de 3 ans) : léger en apparence mais redoutable... Avec le rhum, on peut confectionner des rhums arrangés, des punchs (avec jus de fruits et épices) ou des cocktails. N'oubliez pas de goûter au café-vanille. On trouve dans les supermarchés des bouteilles « Pause Café », qui sont en fait des punchs café-vanille au goût de liqueur de café. À La Réunion, « arranger » le rhum est un sport national. C'est un mélange de rhum traditionnel et de beaux fruits qu'on laisse macérer de 6 mois à 2 ans avec le faham, une orchidée sauvage. Un peu comme les eaux-de-vie de nos campagnes. Tous les fruits tropicaux de La Réunion servent à faire des rhums arrangés qui portent bien leur nom : rhum-coco, rhum-vanille, rhum-ananas.
 

Coutumes

La pêche aux bichiques (d'octobre à mars)

 
Les bichiques sont des petits alevins de la forme d'une anguille. Ils naissent en mer, et pondent leurs œufs à l'embouchure des rivières. C'est là que les pêcheurs les guettent et les capturent avant qu'ils n'aient eu le temps de pondre (triste !).

La « batay-coqs » : comme aux Antilles, les combats de coqs, importés d'Afrique par les esclaves, constituent une tradition ancestrale de l'île.

Le combat est gagné par celui qui parviendra à mettre la crête de son adversaire à terre. Le match peut durer 2h. Les spectateurs font d'importants paris, en principe interdits par la loi.

 

La chasse aux larves de guêpes

 
Chaque année, en mars et avril, des centaines de chasseurs courent après les nids de guêpes. Ils grimpent aux arbres, observent les lieux, et sortent leur arsenal de braconnier. Ils enroulent un chiffon autour d'une canne desséchée, et y mettent le feu. La fumée dégagée écarte momentanément les guêpes de leur nid, ce qui permet aux chasseurs de s'emparer des larves. Cette activité rapporte pas mal aux chasseurs mais elle n'est pas sans danger.

 

Le Jacquot malabar

 
Danseur de religion malbar qui se produit au début de l'année, en l'honneur de son dieu, Hanuman. Son corps est recouvert de peinture à l'huile de toutes les couleurs. Il fait peur en parcourant les rues de son quartier. Si un badaud lui lance une pièce de monnaie, il doit la saisir avec sa bouche pour la déposer dans sa cagnotte.

 

La batay kréol ou moringue

 
D'origine afro-malgache, cet art guerrier, pratiqué au son des percussions et des tambours, met en scène des combattants dont les gestes et les mouvements ancestraux évoquent à la fois la danse et les arts martiaux.
 

Artisanat

Longtemps l'artisanat réunionnais a été mal connu des touristes qui ne savaient où se rendre pour acheter les objets souvenirs et les cadeaux à rapporter. Depuis quelques années avec la professionnalisation de l'artisanat de souvenir, de l'agro-alimentaire et de l'artisanat d'art, les lieux de ventes se sont multipliés et organisés. Outre l'artisanat touristique traditionnel, certains objets fabriqués à La Réunion sont assez rares : ceux élaborés à partir d'écailles de tortue (bijoux, boîtes et plumiers laqués avec inclusions d'écailles) et de cuirs marins (galuchat). On trouvera aussi des objets utilitaires originaux réalisés grâce au tissage de fibres végétales, des produits agro-alimentaires autant salés que sucrés, sans oublier la vanille. L’artisanat traditionnel se perpétue surtout à travers le tressage des feuilles de vacoa, arbre de bord de mer, recyclées en sacs et paniers...
  • Les huiles essentielles (géranium, vétiver…) distillées dans l’île font d’excellents parfums d’ambiance et d’hygiène.
  • Textile : la création réunionnaise s’exprime également sur le textile. Plusieurs marques locales de tee-shirts et de tenues de plage proposent des articles de qualité, très tendance et souvent plein d’humour.

Littérature

Un détour par les rayons « livres », « musique » et « vidéo » vous permettra de découvrir les talents insulaires. Les romanciers réunionnais les plus lus (Axel Gauvin, Daniel Vaxelaire...) publient pour l'essentiel en français. Pour les plus jeunes, l'édition pour enfants est en plein essor. Au rayon bande dessinée, la production réunionnaise est de qualité. Par ailleurs, les premières aventures de Tintin et Astérix ont été récemment traduites en créole réunionnais !