Découvrez la danse traditionnelle tahitienne : Le Tamure

17 Janvier 2013

Lorsque l’on parle de Tahiti, on cite ses grandes plages désertes, ses cocotiers, sa mer bleue turquoise et ses vahines (prononcer « vahiné ») qui, au son des ukulélés, dansent le « tamouré » vêtues d’un soutien-gorge en noix de coco, d’un pagne en feuilles de bananier et d’une fleur de tiaré au-dessus de l’oreille. Cependant la danse traditionnelle tahitienne, c'est bien plus que cela!

 

Qu’est-ce que le tamure ?

 

Le tamure, appelé aussi "ori tahiti", est la danse traditionnelle tahitienne. Elle se danse seul, en duo ou en groupe (le plus impressionnant!). Les premiers navigateurs européens décrivirent environ 17 danses traditionnelles tahitiennes différentes. 

 

Aujourd'hui en Polynésie, quatre formes principales sont pratiquées : le ote'a, l’aparima, le pao'a et le hivinau. Au même titre que la parole ou l’écriture, la danse traditionnelle tahitienne constitue un mode de communication à part entière.

 

Le Ote’a, danse de groupe d’origine guerrière. Les danseuses (vahine) et danseurs (tane) sont disposés en colonnes ou en alignements étudiés et accompagnés exclusivement d’instruments à percussion. Avec ses costumes flamboyants, ses mouvements vifs, sa vitalité rythmique et son ambiance endiablée, c'est probablement la plus célèbre de toutes les danses polynésiennes.

 

L’Aparima, danse gracieuse et plus lente dans laquelle les danseurs miment des scènes de la vie quotidienne. C’est une narration dansée. Les mouvements des mains ont donc une grande importance ici et chaque geste revêt une signification particulière.

 

Le Pao’a met en jeu des danseuses seules ou des couples, un soliste vocal, un chœur généralement assis ou agenouillé en demi-cercle qui tape des mains en cadence et un petit groupe de musiciens.

 

Le Hivinau, danse joyeuse, est pratiquée en cercles concentriques où se mêlent généralement tane et vahine accompagnés de tambours et d’un soliste vocal masculin auquel les danseurs répondent en choeur.

 

Le "Hiria ha'a, hiria ha'a ha'a" lancé de façon vive et énergique est distinctif du hivinau. Le tamure se danse au rythme des percussions du to'ere (des cylindres de bois creux frappés à l'aide de baguettes), de tambours pahu et fa'atete. Certaines danses incorporent aussi le ukulele et la guitare. Les costumes sont généralement en fibre végétale, fleurs, feuilles et pareo. Pour les femmes, ils sont constitués d'une jupe more, d'une coiffe, de colliers et de plumets tenus à la main. Les hommes sont torse nu et souvent tatoués.

 

D’où vient le tamure ?

 

D’abord interdite par les explorateurs chrétiens car jugée satanique et obscène, cette danse tahitienne a survécu dans le cadre privé. Elle a refait surface grâce aux festivités traditionnelles du Tiurai en juillet, puis dans les années 50 grâce à Madeleine Mou’a qui a mis en place le premier groupe de danse appelé Heiva (les fêtes du Tiurai deviendront alors les fêtes du Heiva).

 

Le tamure est progressivement redevenu un élément indissociable de la culture polynésienne. Aujourd’hui, il y a de multiples écoles de danses qui s’affrontent lors du Heiva. Le groupe de danseurs de tamure le plus connu, les grands Ballets de Tahiti, fait d’ailleurs chaque année une tournée mondiale et vous pouvez aller les voir partout en France. Une vraie bulle d’évasion ! Comme exemple de danse polynésienne, nous avons choisi de vous présenter cette vidéo du concours Hura Tapairu.